samedi 7 mai 2011

Carnet de route

Samedi 30 avril 2011: Châteaulin

Après des voyages paisibles dans le camping-car pour certains, dans le train pour d'autres, nous arrivons à Châteaulin sous l'orage et la pluie: bienvenus dans le Finistère!!

Nous passons la nuit dans le camping de Rodaven où nous sommes très gentiment accueillis.





Dimanche 1er mai: Châteaulin – Chateauneuf du Faou


56km200 – 4h20 (sans les arrêts) + 5,500km

Après un nuit très pluvieuse et orageuse, les premiers ouvrent l'œil à 7 heures.

Nous prenons le départ de notre périple à 9h25 et roulons tranquillement sur la rive gauche du canal de Châteaulin à Pont Coblan (Pleyben 29) lieu de pause du midi.

Quelques petites averses ponctuent notre matinée, mais le soleil fait tout de même quelques apparitions donnant un air lourd et orageux.

L'après midi, Franck et moi parcourons le reste de l'étape en duo. Nous croisons de nombreux pêcheurs avec qui la cohabitation est parfaite.

Arrivés à l'écluse de Goaker initialement prévue comme lieu du premier bivouac, nous faisons demi tour pour rejoindre le camping de Châteauneuf-du-Faou, plus approprié. Nous comptons donc une rallonge de 5km500.

Châteauneuf-du-Faou est un très joli village en bordure de canal qui mérite une petit halte. Jusque là, c'est la ville du canal que je préfère.



Lundi 2 mai : Goaker - Pont Auffet (Rostrenen 22)

49km – 4h55 + 5,5km + 5,4km


Le réveil est à nouveau pluvieux et nous rappelle que nous sommes encore dans le Finistère. Mais notre départ se fait au « sec ». Franck et moi repartons seuls et retournons à l'écluse de Goaker, départ de notre 2ème étape (5,5km de rallonge).

Le spectacle est au rendez-vous tout au long de cette matinée légèrement brumeuse ponctuée de belles éclaircies. Le paysage magnifique des rives du canal sur cette portion de halage permet une véritable évasion de l'esprit: que du bonheur!!

Nous rejoignons le reste de la famille à Port de Carhaix qui poursuivra le chemin avec nous jusqu'à la base de loisirs de Glomel, Lucas dans la remorque avec son vélo et Trystan dans le siège avec sa mamie. Le passage d'un certains nombre d'écluses nous rappelle que nous avons des muscles, là, dans le cuisses!!! aïe aïe aïe, ça fait mal!!

Les enfants rejoignent leur papi et nous finissons l'étape à trois jusqu'au camping de Rostronen à 5,4km de l'arrivée de l'arrivée de l'étape, sous une averse!!!

La douche est la bienvenue après cette pluie plutôt froide. Un bon repas, un bon massage et une bonne nuit reposante sont aussi de mise.


Mardi 3 mai: Pont Auffret - Pont de Lenvros (Neuillac 56)

47,9km – 3h41 + 5,4km

Encore un réveil pluvieux, la tension se fait sentir. Ras le bol de démonter la tente sous la flotte!!!

Franck et moi prenons le départ à 9h15, sous la pluie qui semble se calmer. Il fait un temps automnale: froid et humide. Nous croisons une groupe d'alpinistes des fôrets ayant préparé tout un tas de cordage pour élaguer les arbres.

Nous quittons le canal pour contourner le lac de Guerledan et son barrage par la voie verte. La côte est longue et pentue: ah, j'ai des muscle là aussi?!; et le chemin est bof bof.


Nous rejoignons le reste de la troupe à Caurel pour un déjeuner au chaud dans le camping-car: le luxe!!
Nous repartons tous les deux et terminons la voie verte pour retrouver le canal. A notre grande surprise, il ne semble pas très bien entretenu, le halage est en mauvais état. Environ 4km après Mur de Bretagne, nous trouvons un point info improvisé par un riverain dans lequel nous apprenons que le canal est à l'abandon de St Aignan à Pontivy (de Mur de Bretagne serait plus dans la réalité!).

C'est sur un halage assez tristounet (écluses et maisons éclusières abandonnées) que nous terminons notre 3ème étape.


Nous établissons notre campement au Pont de Lenvros à Neuillac (56).

Mercredi 4 mai: Pont de Lenvros - Josselin

58,8km – 4h23 + 1km et 63 écluses!!


Après une nuit plutôt reposante, nous nous réveillons au sec, c'est la 1ère fois depuis le début de notre périple! Nous découvrons un bord de canal très brumeux et vraiment très beau.

Nous prenons le départ à deux et profitons du tableau. La brume se lève doucement pour faire place au soleil: splendide.


Les enfilades d'écluses ne laissent pas de répit à nos muscles déjà bien fatigués.

Nous rejoignons la petite famille à Rohan et repartons tous ensemble. Lucas parcourra pas moins de 12 kms durant cette 2ème partie de journée: bravo mon chéri!!

Nous arrivons à Josselin sous un soleil éclatant et nous nous installons au joli et accueillant camping Les Cerisiers.



Jeudi 5 mai : Josselin - Ile aux Pies

54,2km – 3h58 + 1km + 1,5km


Un nouveau réveil brumeux annonciateur de beau temps, nous partons à deux. Les paysages sont de moins en moins sauvages, nous longeons plusieurs routes. Le halage n'en reste pas moins agréable.

Nous faisons notre petite pause café à Montertelot, très joli village et apprenons que de violents orages ont éclaté lundi, dans une majeur partie de la Bretagne, donnant d 'importantes coulées de boue, des chutes de grêles et beaucoup d'électricité!! A priori, nous avons échappé au pire!!

Nous roulons ensuite jusqu'à l'ile aux pies avec un arrêt déjeuner à Malestroit.

Nous nous installons au Camping le Painfaut (à 1,5km du canal) soit disant de grand confort!!! ouh là là, nous n'avons pas la même notion du mot confort!!

La fatigue commence sérieusement à se faire sentir, les tensions liées à la promiscuité aussi! Il ne reste qu'une étape, nous sommes à la fois nostalgiques et contents d'arriver au bout...


Vendredi 6 mai: Ile aux Pies - Férel


48,9km – 3h29 + 1,5km


Pour cette dernière étape, nous partons tous ensemble. Le halage est moyen et nous sommes fatigués et agacés par une mauvaise rencontre lors du départ de l'étape....

C'est avec peine que nous rejoignons notre arrêt du midi à Thèhillac un peu après avoir quitté le canal. La pause déjeuner sera réparatrice physiquement et psychologiquement.


C'est à nouveau à deux que nous terminons notre périple jusqu'à la maison en passant par le port de La Roche Bernard.
Le dénivelé n'aura pas raison de nous!!

Nous arrivons à Férel vers 15h, heureux de cette semaine sportive et dépaysante et la tête pleine de souvenirs.






En tout, nous avons parcouru 341 kilomètres 800. Pas un km ne ressemble à un autre, les paysages changent constamment au fil des heures et des jours. Pour ceux qui hésitent encore, allez-y, ça vaut vraiment le coup!!

Un GRAND Merci à mes parents qui ont énormément géré les enfants. Sans eux, ce périple aurait été très difficile, voire impossible.

Pour les photos: le lien est dans la marge.

Kenavo!!







vendredi 29 avril 2011

J-2 avant une semaine...arrosée!!


Il a fait beau pendant plus d'un mois sur la Bretagne, mais depuis aujourd'hui, le temps est au gris.
Après avoir consulté plusieurs sites météo il s'avère que pour une fois ils sont tous d'accord: orages, nuages et pluie sont au programme la semaine prochaine.
Maintenant, nous gardons espoir pour que la météo se trompe!!!!

mardi 26 avril 2011

J-6 avant le Départ !!


A quelques jours de notre Grand Départ pour le canal, nous avons fait une sortie test de 30 kms sur une toute petite partie de la voie verte qui va de Questembert à Mauron.

Cette sortie test nous a permis d'évaluer notre vitesse de croisière quand Lucas chevauche son vélo ou non, le poids de la remorque avec les deux enfants et le petit vélo (env.50kg), les arrêts, certaines difficultés etc.... Il a fait plutôt chaud, nous avons eu le vent de face, puis de dos et un peu de dénivelé.

Nous avons fait deux rencontres: un couple très sympa avec vélos, remorques et sacoches; et deux sexagénaires maitrisant parfaitement leurs rollers, dont l'un envisage la traversée de la France d'Ouest en Est en Trotinette!!

Bilan de cette sortie:
  • 50kg c'est dur à tirer, mais ça le fait!! Cependant, sur une distance d'environ 50km, cela risque d'être vraiment lourd, surtout avec le dénivelé du Finistère.
  • les deux enfants dans la remorque se sentent un peu serrés, Lucas a les genoux dans le menton et Trystan n'arrête pas de gigoter. Heureusement, Mamie prévoit le siège enfant pour éviter tout ça, et l'après midi Trystan restera avec son Papi dans le camping-car.
  • Lucas tient bien la route, il a roulé avec son petit vélo pendant 5km à environ 9km/h.
  • prévoir de la lecture et de quoi occuper le zazou qui sera dans la remorque
  • sortir en famille c'est vraiment le pied!!!!

Petite pause déjeuner


La voie verte Mauron-Questembert

Sûrement ici l'une des meilleures Voies Vertes de Bretagne. Cet itinéraire est réalisable par tous dans un niveau de confort et de sécurité inégalé pour l'instant dans l'ouest. Les nombreux accès à partir des villages qui la bordent, en font un véritable parc de loisir linéaire.

Son prolongement est prévu au nord pour rejoindre St Malo, avec des connexions aux voies vertes existantes, et la presqu'île de Rhuys au sud par des petites routes tranquilles. Cette voie verte ne sera donc à terme qu'une section d'un itinéraire qui a pour objectif de relier la Manche au golfe du Morbihan.

http://www.voiesvertes.com/

vendredi 8 avril 2011

La Trottinette de sport

Depuis environ un an Franck a découvert un nouvel engin: la trottinette de sport ou footbike.

Ce sport est un bon compromis entre la course à pied et le vélo: moins violent que la course à pied et plus sportif que le vélo. Un bon outil pour ses entraînements minimisant les impacts et permettant de nouvelles sensations.

C'est le moyen ce transport qu'il a choisi d'utiliser pour parcourir le canal.

Mais qu'est-ce que ce que c'est que cette bête et d'où vient-elle?!

"An 800, quelque part dans le nord de la scandivanie. Sven et Holger sont sur leurs chariots tirés par leur meute de chien. Ils rentrent dans leur village sur la banquise après une journée bien remplie. Les chiens sont dételés et les deux amis vont boire un bon coup d’ « Aquavit » (eau de vie scandinave) pour se remettre de leurs émotions. Au coin du feu, ils se racontent leurs histoires de chasse aux phoques, aux rennes et à l’ours. L’Aquavit coule à flot et quand vient l’heure de rentrer pour Sven, il est rond comme une queue d’ours. Comme l’éthylotest n’existe pas au 9ème siècle, Sven décide de rentrer chez lui. Prenant congé d’Holger qui lui est déjà effondré ronflant dans ses peaux de rennes, il sort de la hutte dans le froid (-55° ! brrrr…) et s’avance vers son logis et là … patatras. Il se vautre lamentablement dans la neige. Il se relève et gueule après Odin qui décidément n’est pas cool avec les fiers chasseurs du grand Nord !! Complètement ivre, il se demande comment il va bien pouvoir avancer sur la glace et la neige jusqu’à son lit et la douce Agneta qui l’attend bien au chaud. Ses yeux se posent sur son traineau qui est là bien sagement posé à coté des chiens qui eux dorment déjà.
Il s’approche de l’engin, prend les poignées dans les mains pour s’appuyer et se reposer. Il souffle un peu. Il pose un pied sur un patin et pousse dans la neige avec l’autre. Ainsi, cahin cahan, il avance jusqu’à son logis et s’étale sur sa couche comme un sac laissant Agneta dormir en paix…
Le lendemain matin, Holger se réveille avec une gueule de bois à faire pâlir une compagnie de Polonais. Il met le nez dehors et s’avance voir ses chiens. Encore embué dans les vapeurs de l’alcool, il trébuche, se rattrape sur son traineau et son poids aidant, la machine décolle s’avance vers la pente qui se trouve juste là. Le traineau prend alors de la vitesse avec Holger qui lui, s’accroche comme un fou. Il descend jusqu’au lac gelé et se laisse glisser sur sa surface. Après s’être arrêté au milieu du lac, Holger est complètement réveillé. Intrigué par l’aventure, il se met à pousser son traineau qui glisse facilement. Il pousse plus fort, avance de plus en plus vite et revient enfin au pied de la colline ! Excité par ce qu’il vient de faire, il gravit la pente en courant pour faire part de sa découverte à Sven. Arrivé devant la hutte de son ami, il le voit en train de démonter son traineau. « Holger !! j'ai découvert quelque chose d’extra hier soir !! attends que je te montre !! » Arès avoir supprimer les planches et renforts qui alourdissaient le traineau, Sven se recule et regarde son œuvre. « Mon vieil Holger, je viens d’inventer un engin fantastique » S’en ai finit des chiens poussifs et boiteux !! ». Holger rétorque : « Justement Sven, je voulais te montrer quelque chose sur le Lac, moi aussi j’ai trouvé un truc génial par Odin !! Viens avec moi. Les deux compères se retrouvent ainsi côte à côte sur leurs traineaux et se lancent dans une course effrénée sur le lac en poussant leurs machines sous l’œil étonné des chiens qui se demandaient se que faisaient leurs maîtres à pousser leur traineaux sans eux devant. Sentaient-ils le chômage arriver ? Ainsi naissait le Kickspark, utilisé depuis comme moyen de déplacement en Scandinavie. Pendant que le modèle d’origine sert toujours à se déplacer en hiver pour éviter de glisser, les descendants de Sven et Holger ont troqués les planches en bois par de l’alu, ont changés les plaques de fers sous les patins par des lames effilées, et les vieilles poignées de la structure en bois par un guidon profilé. Le Spark moderne est enfin là. Capable de filer à plus de 45 Km/h sur la glace…. Un bon millénaire plus tard, un grand champion de ce sport nordique (en effet peu pratiqué vers l’équateur…) s’ennuyait ferme l’été venu. Quelle tristesse. Pas de glace sur les lacs. Pas de neige. Impossible de s’entraîner pour la prochaine saison de spark. Il est là, bougon, assis au bord du trottoir, ruminant sa peine. Les gamins passent jouant au ballon, poussant leur trottinettes. Il les regardent quand tout à coup il remarque un gamin qui change de pieds et se met à pousser en alternance. Comme sur un spark. Et là tout à coup il voit, il comprend : La trottinette c’est un spark avec des roues !! Un Spark avec des roues, et celle de devant devrait avoir la taille du guidon !! Un avant de vélo, un arrière de trottinette !! Le voilà son engin pour l’entrainement d’été. Grâce à çà, à lui la coupe l’hiver prochain !! Le premier Kickbike était née…"
source: Le forum libre des passionnés de Trottinette




Maintenant, vous comprenez pourquoi Franck aime tout particulière ce sport. Attendez l'hiver prochain qu'il nous fabrique une trottinette de neige avec son traîneau!!

mardi 5 avril 2011

Les Etapes....

Étape 1 : Chateaulin - Ecluse n°215 Goaker (Saint-Goaker) 50 kms
Dimanche 1er mai 2011



Altimétrie


Un peu d'histoire.....
Peu après le pont Ty-Man était échouée sur la rive sud de l'Aulne l'épave métallique de la péniche "Victor" qui rouillait en cet endroit depuis 1932...
En octobre 2003, l'asociation "il faut sauver Victor" a dégagé 500 tonnes de vase et installé la péniche au sud de Pont-Ty-Men, afin de le restaurer. Sauvée de l'oubli, la péniche Victor est désormais exposée comme mémoire vivante de la grande période du canal.



Étape 2: Saint Goaker - Ecluse 152 Pont Auffret (Rostronen) 50 kms
Lundi 2 mai 2011


Altimétrie


Vieux proverbes bretons:
"Qui voit Le Moustoir a grand besoin de boire"
" Qui voit Carhaix en a plein les mollaix"


Un peu d'histoire...
Pour franchir la montagne armoricaine, les ingénieurs ont dû découper le plateau sur une longueur de 3.2km et une profondeur de 23 mètres. Cet immense travail, bien entendu, a été fait à la pelle et à la pioche. 600 bagnards ont peiné des années pour déplacer cette montagne de terre et de boue. Aujourd'hui, les flancs de la saignée sont totalement boisés, et on ne se rend plus vraiment compte du travail qu'a représenté la Grande Tranchée de Glomel.



Entre Châteaulin et Pont-Triffen, il n'y a que 32 km à vol d'oiseau, mais 62 km en suivant la rivière. C'est dire si l'Aulne est dame paresseuse, et profite largement du temps qui passe en déroulant ses langoureux méandres.


Étape 3 : Pont Auffret - Pont de Lenvos (Neulliac) 49 kms
Mardi 3 mai 2011

Le canal étant impraticable sur environ 14 kms, nous emprunterons la voie verte en contournant le lac de Guerledan.


Altimétrie



Étape 4: Pont de Lenvos - Josselin 56 kms
Mercredi 4 mai 2011

Longue étape durant laquelle nous traverserons pas moins de 63 écluses!!


Altimétrie



Un peu d'histoire...
Pontivy fut créée par le moine Ivy vers 690. C'est une ville au double visage. Il y a la vieille cité, construite autour du château de la famille de Rohan, qui a conservé son caractère médiéval. Puis, la ville "moderne", édifiée sur l'ordre de Napoléon 1er. Comme cette cité avait pris dés le début de la Révolution le parti républicain, Napoléon choisit d'en faire une ville de garnison au cœur du pays chouan, au cas où les combats reprendraient. Il approuve les plans visant à la doter d'une caserne, d'un tribunal, d'une prison, d'un hôpital et d'un lycée. Ce quartier de la ville, comme toutes les constructions rapides, conserve un aspect froid et administratif.
C'est pour cette impériale raison que Pontivy a longtemps porté le nom Napoléonville. On retrouve cette appellation sur différents monuments publics, ainsi que sur certaines bornes kilométriques du canal, à l'approche de la ville.


Étape 5: Josselin - Ile aux pies (St Vincent S/Oust) 56 kms
Jeudi 5 mai 2011


Altimétrie




Vieux proverbe breton:
"Qui voit Bocneuf est frais comme un œuf"

"Qui voit Josselin rêve d'une écluse de vin"




Étape 6: Ile aux pies - Ferel 49 kms
Vendredi 6 mai 2011

Nous quitterons le canal au Bellion - km 16 - pour emprunter les sentiers et petites routes de campagne au plus près de la Vilaine afin de rejoindre la maison.


Altimétrie



Un peu d'histoire...
C'est à Redon que le canal de Nantes à Brest croise la Vilaine, et donc la voie d'eau qui remonte vers la Rance. Redon est vraiment le carrefour des voies navigables de Bretagne. Bien avant qu'existe le canal de Nantes à Brest, Redon était un port de mer, dans le quel de nombreux bateaux, remontant l'estuaire de la Vilaine, venaient décharger leurs marchandises. Celles-ci étaient alors transbordées dans des barges plus petites capables de remonter la Vilaine, qui sépare scrupuleusement eux salées et eaux douces, et ne permet par son écluse que le transit des navires de faible tonnage.


Pourquoi La Vilaine?
Le nom de la Vilaine pourrait avoir plusieurs origines.
Le plus ancien et premier connu est « Doenna » du celte Du-onna qui signifie la rivière profonde ou rivière noire. Par la suite, lorsque les Romains seront vainqueurs des Vénètes, en 56 avant notre ère, ils appelleront la rivière Vicinonia, du nom d’une déesse des eaux, lui conférant ainsi un caractère sacré. Une dédicace à MARTI VICINNO rattache cette rivière au culte du dieu gallo-romain Mars assimilé à Teutatès, Esus ou Taranis selon les cas.
Les Bretons migrant vers l’Armorique aux Ve et VIe siècle lui donneront par ailleurs le nom de Ar Ster Velen, la rivière jaune.
Son nom pourrait aussi être lié aux nombreux moulins à vent qui étaient implantés sur ses rives. En effet, moulin se dit vilin en breton : Ster a Vilin signifierait donc la « rivière des moulins ». Associé au vent, fréquent dans sa vallée, Vilaine pourrait également venir du breton avelenn – rafales de vent – désignant la « rivière aux grands vents ».
Enfin, on dit par ces contrées qu’au temps où la duchesse Anne était reine, une jeune fille boiteuse, bossue, laide et pauvre aimait en secret un beau seigneur. Comme il ne la regardait pas et ne lui rendait pas son amour, elle pleura tant et si bien que de ses larmes naquit une rivière qu’on appela Vilaine, en souvenir d’elle.


Sources:
Le canal de Nantes à Brest Editions du Vieux crayon - Openrunner.com - wikipedia.org


mercredi 30 mars 2011

L'histoire du canal en quelques dates......

1627: Les États de Bretagne proposent un plan de canalisation de la Bretagne.


1804: Études techniques de l'ingénieur Bouessel. Napoléon


1811: La première pierre de la première écluse est inaugurée à Port-Launay.

1814: Napoléon est exilé, les travaux cessent.

1822: Reprise des travaux.

1842: Le canal est ouvert au trafic sur toute sa longueur.

1890-1914: La plus belle époque du canal.

1914: Réquisition des péniches.

Après 1914: Concurrence avec le chemin de fer et la route. Déclin du trafic.

1928: Mise en eau du barrage de Guerlédan. Le canal est coupé en deux parties.

1940: Nouvelle réquisition des péniches.

Après 1945: Le canal tombe peu a peu en désuétude.

1977: La dernière péniche, le "Mistral", décharge son ultime cargaison de sable à Saint-Congard.

Depuis 1964: Le canal renaît peu à peu grâce s'intéresse au projet. au tourisme fluvial.

Crédits photos: Franck DENAENE

mardi 29 mars 2011

Notre fidèle allié


Pour définir nos étapes, savoir de quel côté du halage rouler, choisir nos arrêts et nos lieux de campement nous nous servons de ce guide bien précieux.

Un projet de famille


Voilà plusieurs mois, voire plusieurs années, que nous parlons de parcourir le canal de Nantes à Brest en famille. Et bien ça y est, dans un mois nous prenons le départ!!


Nous partirons le 1er mai 2011 de Chateaulin (Finistère) et devrions être de retour à la maison le 6 mai 2011. Le parcours est prévu en 6 étapes d'environ 50 kms. Je les détaillerai dans un prochain article.


Papi et mamie seront aussi de la partie. Mamie fera le parcours avec nous en vélo et papi nous suivra avec le camping car et s'occupera de la logistique. Franck sera avec sa trotinette de sport et je suivrai tout ce petit monde avec mon vélo et la charette. Tels des nomades nous découvrirons ces beaux paysages bretons avec leurs légendes et leurs histoires.

Le soir venu, les enfants dormiront au chaud avec leurs grand parents, Franck et moi dans la tente.


Nous avons hâte de partir.......